Les fratries

Une vingtaine de parents se sont retrouvés le 9 juin à La Couronne, pour assister à la nouvelle conférence-débat organisée par la CSF.

Cette soirée avait pour thème « les fratries », en présence de Valentine Seitz, thérapeute familiale et Alekxandra Snarska, médiatrice familiale. Pour Axelle Clément, chargée du secteur parité famille au centre d’animation sociale et familiale, le comportement d’un enfant est lié à sa place dans la fratrie. C'est ce qui ressort bien souvent des échanges avec les parents.

Lors de cette conférence, le public présent s'est pris au jeu des groupes de discussion et ont pu échanger entre eux afin de ressortir leurs questionnements. De ces petits groupes, sont ressorties diverses questions : comment éviter la jalousie entre frères et sœurs ? Pourquoi un enfant est-il agressif envers son frère ou sa sœur ? Comment gérer les différences entre les enfants ? ...

Le premier élément à prendre en compte dans une fratrie est que l’on n’est pas obligé d’aimer son frère ou sa sœur : il faut le respecter, mais l’amour n’est pas obligatoire. La naissance d’une fratrie bouleverse la place de chacun : la naissance du premier enfant crée la famille, il a l’exclusivité de ses parents.

Puis le deuxième arrive : l’enfant n’est plus seul, il doit apprendre à partager. Le premier se bat pour conserver sa place, tandis que le deuxième cherche à obtenir cette place. De même pour la suite de la fratrie. On retrouve finalement une certaine culpabilité des parents : suis-je juste avec mes enfants ? J’ai moins de temps pour le troisième, car je dois m’occuper aussi des deux premiers, ... Dois-je intervenir si mon enfant ne joue pas avec ses frères/sœurs ? ...

Dans cet espace familial, les parents doivent être attentifs à ce que chacun (parent, enfant, couple) aie sa place : ni trop grande, ni trop petite. La jalousie est dans l’ordre des choses, de même que le conflit, qui permettent aux enfants de se construire et d’être plus à même ensuite de trouver leur place dans la société. Les parents doivent observer ce qui se passe et être des repères pour les enfants.

Lors de conflits répétés, il faut essayer de comprendre l’origine de ces conflits, mais il ne faut pas non plus voir des problèmes partout : un enfant qui ne joue pas avec ses frères/sœurs a peut-être simplement besoin de solitude, de temps pour lui après l’école, ... Finalement, chaque enfant est différent. Si le parent doit se questionner de temps en temps sur sa façon de faire, il doit aussi avoir confiance en lui-même pour permettre à chacun de s’épanouir.

Le président de l'antenne local du CSF, Auguste Freiburger, se félicite aujourd'hui de l'intérêt qui a déjà été portés aux trois premières éditions et invite d'ores et déjà aux prochaines conférences, qui auront lieu après les grandes vacances. D'ici là, la CSF reste ouverte au 03 88 23 43 63, à tout projet qui pourrait émaner de ces rencontres.