Le pari de l'électrique

En cette période estivale, certains entrepreneurs sont bien décidés à se mettre au vert.

Pour Philippe Veith, gérant d'une entreprise familiale de peinture et de revêtements de sol fondée en 1964 à Oberhoffen-sur-Moder, il ne s'agit pas seulement d'une nouvelle couleur dans son catalogue de prestations mais bel et bien, d'un état d'esprit. Avec son fils Laurent, ils ont récemment abandonné l'une de leurs vielles camionnettes diesel âgée de plus de 10 ans pour acquérir dans leur flotte, un utilitaire électrique. Leur choix s'est porté sur une formule de leasing sur cinq ans pour un coût mensuel avoisinant un peu plus de 200 euros HT. Pour eux, il n'était pas questions d'investir pleinement au vu de l'évolution technologique et des performances des batteries. "La prise de conscience de rouler en tout électrique est un dossier qui aujourd'hui mérite d'être étudié", selon Philippe. Son objectif ? Interpeller d'autres chefs d'entreprises sur l'intérêt d'adopter la voiture électrique et sur les faibles coûts d'entretien et d'utilisation qu'elle nécessite. Un seul inconvénient, et pour autant non négligeable dans son utilisation de tous les jours, l'autonomie annoncée pour ce véhicule par le constructeur est de 170 km seulement. Un frein majeur donc pour se rendre sur certains chantiers plus éloignés de l'entreprise. Cette jeune politique du respect de l'environnement s’applique aussi dans les matériaux utilisés par le personnel envers les clients, à l'exemple des peintures détruisant jusqu'à 80% des polluants dans l'air ambiant. Il ne reste plus à présent, pour la vingtaine de salariés, de s'adapter à ce nouveau courant "écologique" de l'entreprise, un engagement affiché fièrement sur ce nouveau véhicule.

Article : Régis FALCO