Du sacré au profane

L'organiste Guillaume Muller a souhaité apporter sa contribution au relevage de l’orgue de l’église protestante St Michel en y organisant le 21 mai un concert intitulé L’orgue dans tous ses états.

C’est à 9 ans que Guillaume Muller s’est mis au piano, avant de poursuivre son cursus instrumental en prenant des cours d’orgue voilà 15 ans auprès de Jean-Michel Douillet, organiste au Bouclier à Strasbourg. Fils de pasteur, il débute ensuite l’accompagnement musical des cultes. Ce dimanche toutefois, c’est un répertoire bien plus large que le jeune organiste a proposé au nombreux public. Dans sa première partie résolument classique et dédié à la musique sacrée, il a souhaité mettre à l’honneur quelques grands monuments musicaux comme la Toccata et fugue en ré mineur de Jean-Sébastien Bach, qui a servi d’ouverture à ce concert, de même que le célèbre cantique Que ma joie demeure.

La collecte est destinée à financer le relevage de l'orgue

Des œuvres de Gustave Tritant, César Franck et Leon Boëllmann ont complété le programme. A noter, la présentation d’une œuvre composée par Guillaume Muller à partir du thème et les variations d’un cantique de Pâques. Preuve s’il en fallait que ce jeune musicien talentueux avait plusieurs cordes à son arc.

Lors d’une courte pause, le pasteur Manfred Reeb après avoir salué l’assistance n’a pas manqué de remercier chaleureusement l’initiative de Guillaume Muller puisque la collecte effectuée est destinée à financer le relevage de l’orgue. L’entreprise haguenovienne Blumenroeder a récemment achevé le relevage de l’orgue de l’église St Michel dont le coût s’élève pour la paroisse à 33 000 €.

Lors de la seconde partie du concert l’organiste a su proposer un large choix de pièces allant de musique de film, de télévisions à des medley de valses.

Mais c’est avec un arrangement personnel de la Marche de Radezky, de Johan Strauss, que c’est achevé ce très beau concert.

Article : DNA du 25 mai 2017